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Tout savoir sur l’Isolation

Tout savoir sur l’Isolation

L’isolation permet de protéger l’intérieur de l’habitat de l’influence de l’extérieur, tant sur le plan thermique que sur le plan phonique.

Comme le dit le proverbe : « la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas » et l’isolation rend cela possible.

La diversité de l’offre

Il existe un choix conséquent de matériaux d’isolation. Que ce soit de la laine de verre, de la ouate de cellulose, ou de la laine de bois, il y aura toujours une solution pour l’isolation extérieure ou intérieure des murs et des combles de votre logement. Ces matériaux peuvent également être écologiques comme par exemple la laine de mouton, le chanvre, ou la laine de bois, qui entrent également dans la catégorie de l’isolation thermique. Dresser un comparatif de ces isolants est une vaste entreprise car il n’existe pas de meilleur isolant : tout dépend de votre habitation.

L’intérêt de l’isolation thermique

L’isolation des diverses parties de l’habitation permet de réaliser des économies d’énergie, et donc des économies financières. Savoir quels sont les matériaux de construction conducteurs et isolants permet d’avoir un ordre d’idée de l’ampleur des travaux à effectuer. L’isolation naturelle ne suffit souvent pas à protéger efficacement une habitation. Ainsi, le plancher béton (ou la dalle), le parquet, les tuyaux, les toits-terrasses, le garage, et les portes sont de véritables passoires pour la chaleur.

Les possibilités

Elles sont nombreuses au vu du nombre de matériaux d’isolation recensés. Le prix de l’isolation extérieure n’est pas le même que celui de l’isolation intérieure, mais ce n’est pas pour autant que cela s’avère obligatoire pour passer l’hiver au chaud.. Attention toutefois, car certains travaux d’isolation nécessitent un appareil respiratoire isolant pour travailler en toute sécurité. C’est pourquoi il est recommandé de s’adresser à une entreprise d’isolation professionnelle.

Les différents types de pose d’un isolant

Tous les isolants ne s’installent pas de la même manière et certaines poses sont à proscrire suivant l’isolant choisi. Pensez à faire appel à un professionnel qualifié et spécialisé pour vos travaux d’isolation.

Les différents isolant que vous proposent masseria sont :

  • Laine de bois
  • Laine de verre
  • Laine de roche
  • Ouate de cellulose
  • Métisse ( jean recyclée )
  • Liège

1 ) Pourquoi isoler

La diversité de l’offre

Il existe un choix conséquent de matériaux d’isolation. Que ce soit de la laine de verre, de la ouate de cellulose, ou du plâtre isolant, il y aura toujours une solution pour l’isolation extérieure ou intérieure des murs et des combles de votre logement. Ces matériaux peuvent également être écologiques comme par exemple la laine de mouton, le chanvre, ou la laine de bois, qui entrent également dans la catégorie de l’isolation thermique. Dresser un comparatif de ces isolants est une vaste entreprise car il n’existe pas de meilleur isolant : tout dépend de votre habitation. Au niveau de l’isolation phonique, que ce soit pour le plafond ou les cloisons, il existe diverses mousses acoustiques efficaces pour l’insonorisation de toute ou partie de l’habitation.

L’intérêt de l’isolation thermique

L’isolation des diverses parties de l’habitation permet de réaliser des économies d’énergie, et donc des économies financières. Savoir quels sont les matériaux de construction conducteurs et isolants permet d’avoir un ordre d’idée de l’ampleur des travaux à effectuer. L’isolation naturelle ne suffit souvent pas à protéger efficacement une habitation. Ainsi, le plancher béton (ou la dalle), le parquet, les tuyaux, les toits-terrasses, le garage, et les portes sont de véritables passoires pour la chaleur. 

Les différents types de pose d’un isolant

Tous les isolants ne s’installent pas de la même manière et certaines poses sont à proscrire suivant l’isolant choisi. 

Chaque maison doit être étudié pour choisir l’isolant le plus adapté et en fonction de votre budget. 

Les déperditions dans votre logement non isolé

Déperditions dans le bâtiment non isolé

Si en construction neuve, c’est l’ensemble des parois de la maison qui doit être isolé, en rénovation, il n’est pas toujours possible de revoir totalement la qualité de l’enveloppe du bâti. Les travaux d’isolation se font alors par zones (les toits, les murs…) et peuvent s’échelonner sur plusieurs années. Quelles sont les cibles prioritaires ? 

 Il vous faut identifier les parois de votre habitation qui provoquent le plus de déperditions d’énergie. Ce tableau peut vous permettre de connaître les déperditions moyennes d’une habitation non isolée.

On le constate donc : l’isolation des combles est une priorité. Si sur ces principes généraux, on peut considérer que l’isolation thermique des portes et fenêtres vient après celle des sols, dans la pratique, il est plus facile de modifier les portes et fenêtres à l’occasion de l’ isolation thermique des murs , second poste de déperditions dans un habitat peu ou pas isolé. De plus, selon la méthode constructive appliquée, isoler les sols est plus difficilement réalisable (ex : construction en terre plain avec peu de hauteur disponible sous les portes et portes fenêtres, construction sur vide sanitaire non accessible, etc.).

De façon générale,

En neuf : choisir une isolation à haute performance, c’est s’assurer de limiter au minimum les besoins en consommations de chauffage et de refroidissement et donc de limiter aussi la facture d’énergie sans rogner sur le confort !

En rénovation : agir sur l’association « isolation des parois et ventilation mécanique + fenêtres et occultations », c’est diviser au moins par deux les consommations d’énergie et donc par deux le montant de la facture. Cette première phase permet déjà de réduire l’essentiel des déperditions de chaleur et donc la consommation d’énergie avec un bon confort.

D’autres solutions de diagnostic de votre isolation  s’offrent à vous pour une évaluation personnalisée et plus précise

Pour vous données un exmple : 

Apport de l'isolation d'une maison

 2) Une isolation thermique été comme hiver

Bénéfices de l’isolation thermique – Une isolation thermique été comme hiver

Le confort dans une habitation dépend du maintien de la température intérieure souhaitée quelle que soit la saison. Les conditions de réussite du confort d’hiver comme d’été sont : isolation de très forte résistance thermique de toutes les parois (y compris les fenêtres) + ventilation adaptée à la saison + occultations extérieures + inertie thermique du bâtiment.

Qu’est-ce que le confort d’hiver ?

Une différence de température de quelques degrés entre l’ambiance et les parois ou entre les pieds et la tête fait frissonner. C’est la sensation d’inconfort. Ce sentiment de gêne apparaît dès que l’écart de température est supérieur de 3°C entre la température des pièces et celle des parois (fenêtre, sol ou mur). On appelle cela l’effet de « paroi froide » qui disparaît dès que les parois sont isolées.

Isoler permet ainsi d’abaisser le niveau de la température d’ambiance. Seule une maison isolée permet de chauffer à 19°C avec un vrai confort thermique. Sachez que chauffer de 1°C de plus n’amène pas forcément plus de confort mais augmente la consommation d’énergie de 5%. De plus, isoler des parois, ventiler et chauffer modérément permet de maintenir une bonne hygiène de vie et assure la conservation du bâtiment.

Qu’est-ce que le confort d’été ?

Autrefois, la taille des fenêtres était limitée pour éviter les déperditions l’hiver. Aujourd’hui les fenêtres sont plus grandes car elles sont plus performantes et équipées de volets efficaces. Lorsque les fenêtres sont orientées vers le sud, elles permettent de gagner plus d’énergie qu’elles ne perdent de chaleur en hiver. De plus, elles réduisent l’apport d’éclairage artificiel.

Cependant, pour limiter les surchauffes en été, il ne faut pas que les surfaces vitrées dépassent 20 à 25% de la surface habitable. Au-delà, l’échauffement par les baies engendre de l’inconfort.

Les conditions de la réussite du confort d’été

L’optimisation du confort d’été doit être prévue dès la conception de la maison et dépend de plusieurs facteurs :

Confort d’été = forte résistance thermique des parois (ce paramètre a une influence de 2 à 4°C)

+ surfaces vitrées bien orientées et protégées (influence de 2 à 4°C)

+ ventilation nocturne de la maison pour évacuer la chaleur (influence de 2 à 5°C)

+ bonne inertie du bâtiment – ex : plancher lourd pour limiter l’élévation en température du bâtiment (influence de 1 à 3 °C).

A savoir :

l’usage des appareils électroménagers (ordinateur, audiovisuel) contribue à un apport de 5°C, c’est pourquoi la ventilation est très importante.

le nombre de jours consécutifs de forte chaleur (au-delà de 5) peut avoir aussi une influence de 3°C.

3) Par vapeur

Faut-il un pare-vapeur pour l’isolation  ?

Le pare-vapeur empêche le cheminement et la stagnation de la vapeur d’eau dans les parois du bâtiment. Il évite ainsi les risques de condensation et à terme de désordre. Sa perméance est exprimée par son coefficient Sd (en mètres) : plus la valeur Sd est élevée, moins le produit laisse passer de vapeur d’eau.

Pare-vapeur : définition

Le pare-vapeur est une feuille ou membrane qui, selon sa perméance, réduit ou évite les transferts de vapeur d’eau dans les parois. Toujours posé du côté chauffé de la paroi, entre l’isolant et le parement de finition, il limite les risques de condensation dans les parois, source d’inconfort et à terme de pathologies nuisibles aux occupants comme au bâti (moisissures, pourrissement des bois). Mis en oeuvre à l’aide de pièces dédiés (adhésifs, oeillets, pastilles, etc.), une membrane pare-vapeur indépendante peut également assurer la fonction d’étanchéité à l’air aujourd’hui requise  par la Réglementation Thermique 2012  pour tout bâtiment neuf.

Pare-vapeur Combles aménagés

En couverture traditionnelle de petits éléments à emboitement telle que tuiles, ardoises ou bardeaux, les DTU Couverture (série 40) imposent la mise en œuvre d’un pare-vapeur en sous face de l’isolation.

Pour être efficace, il doit être indépendant et continu sur l’ensemble de la paroi. S’il est traversé par des gaines électriques ou de ventilation, celles-ci devront être étanchées à leur pourtour à l’aide d’un adhésif adapté et durable pour assurer la continuité du pare vapeur.

En combles aménagés neufs ou en réfection complète, la pose d’un écran de sous toiture HPV (Haute Perméabilité à la Vapeur d’eau) est exigée par le CPT n°3560 . Un pare vapeur indépendant et continu sur l’ensemble des parois du comble doit venir compléter l’isolation côté chauffé des parois. Mis en oeuvre à l’aide de pièces dédiées (mastics, adhésifs durables, oeillets ou pastilles d’étanchéité à l’air), il permet d’assurer également l’étanchéité à l’air aujourd’hui requise par la réglementation thermique. En rénovation de l’isolation de la toiture, l’étanchéité à l’air doit également être assurée par une membrane indépendante, posée du côté chauffé des parois.

Cette membrane peut donc être un pare-vapeur indépendant, posé en continu en sous face de l’isolant et de Sd supérieur ou égal à 18 mètres ou tout pare-vapeur sous Avis Technique ou Document Technique d’Application validant son usage pour l’application visée dans le bâtiment. 

La valeur Sd du pare vapeur varie aussi en fonction de la situation géographique de l’habitation (bien situé ou non en zone très froide/climat de montagne).

En maison MOB, le DTU 31.2 exige qu’un pare-vapeur indépendant et continu soit posé sur l’ensemble de l’enveloppe du logement ou du bâtiment chauffé. Le pare-vapeur devra en effet protéger l’isolation et la structure des transferts de vapeur d’eau.

Il est indispensable :

sur plancher

sur vide sanitaire, 

sur les parois verticales,

sur les rampants de combles aménagés,

en plafond sous comble perdu

entre un local chauffé en permanence et un local non chauffé ou chauffé par intermittence.

La valeur Sd de ce pare-vapeur dépend du type d’ouvrage de revêtement extérieur ainsi qu’en fonction des conditions climatiques (climat de plaine ou climat de montagne). En climat de plaine, lorsqu’une lame d’air ventilée sur l’extérieur existe derrière le revêtement extérieur, on optera pour un pare vapeur souple intérieur d’une valeur Sd minimale de 18 m (perméance inférieure ou égale à 0,005 g/m2 .h.mmHg) ou tout pare vapeur sous Avis Technique validé pour un usage en MOB. En l’absence de lame d’air à l’arrière du revêtement extérieur (par exemple doublage isolant en matériau de synthèse relevant d’un Avis Technique de mise en œuvre), la valeur Sd du pare-vapeur peut aller au-delà de 90 mètres. 

 La perméance du pare-vapeur sera fonction de l’étude hygrothermique préalablement réalisée prenant notamment en compte les conditions climatiques, les équipements de chauffage et de ventilation du logement.

A noter : il existe des membranes validées par Avis Technique ou DTA (  www.cstb.fr  ) qui assurent la double fonction de membrane d’étanchéité à l’air et de pare-vapeur hygro-régulant.

Comment choisir un pare-vapeur ?

Le coefficient Sd (en mètres) d’un pare vapeur exprime l’épaisseur d’une couche d’air de diffusion à la vapeur d’eau équivalente. Il représente la résistance à la diffusion de vapeur d’eau du pare vapeur :

plus la valeur Sd est élevée, moins le produit laisse passer de vapeur d’eau. Il est résistant à la diffusion de la vapeur d’eau.

plus la valeur Sd est faible, plus le produit laisse passer de vapeur d’eau. Il est perméable à sa diffusion.

Pare-vapeur : à savoir

Le pare-vapeur doit impérativement être indépendant et continu, posé sur toute la surface des parois, côté chauffé. Il doit être parfaitement rebordé et étanché à l’aide d’éléments adaptés assurant sa continuité. La molécule d’eau étant plus fine que celle de l’air (association de molécules), un pare-vapeur peut aussi assurer la fonction de membrane d’étanchéité à l’air.

Il faudra également s’assurer de la continuité du pare-vapeur sur les points de jonction des parois et au niveau des pourtours de gaines à l’aide d’accessoires dédiés tels que:

mastics d’étanchéité en périphérie

œillets pour le passage des gaines électriques

adhésifs évalués, compatibles et durables.

4) La Réglementation Thermique des Bâtiments Existants ou Réglementation thermique par élément, concerne tous les bâtiments existants et vise à maîtriser les dépenses d’énergie. Elle est applicable depuis le 1er novembre 2007.

En France, des millions de logements construits avant 1975 sont toujours mal isolés. Leurs habitants voient leur facture de chauffage s’envoler tandis que cet énorme gaspillage énergétique entraîne l’émission de millions de tonnes de CO2 qui contribuent à l’effet de serre.

Les pouvoirs publics se sont donc engagés à améliorer la performance énergétique du parc immobilier existant, consommateur de 40% de l’énergie en France.

La RT dans les bâtiments existants répond à plusieurs exigences :

Se mettre en conformité avec les Directives Européennes et, en particulier, la Directive Performance Energétique des Bâtiments, au même titre que les autres pays européens.

Maîtriser les dépenses d’énergie dans la mesure où les bâtiments existants sont plus nombreux et plus consommateurs d’énergie que les bâtiments neufs.

Qui est concerné par la RT dans l’existant ?

La Réglementation Thermique des Bâtiments Existants concerne l’ensemble du parc immobilier existant hors bâtiments situés dans les DOM et certains bâtiments particuliers cités ci-après.

Cette réglementation impose des exigences de performances thermiques minimales pour les équipements installés ou remplacés dans un bâtiment existant et s’applique :

à l’enveloppe globale du bâtiment

aux systèmes de chauffage

aux systèmes de production d’ECS (eau chaude sanitaire) et de refroidissement

aux systèmes de ventilation et d’éclairage (hors habitat individuel)

aux équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable.

Certains cas particuliers de constructions existantes ne sont pas concernés par la RT 2005 : les bâtiments n’utilisant pas d’énergie pour réguler la température, les bâtiments provisoires (moins de 2 ans), ceux d’une surface inférieure à 50m2, ceux à usage de culte ou classés monuments historiques ainsi que les bâtiments agricoles ou industriels.

Les obligations dans l’existant

Depuis le 1er novembre 2007, la réglementation thermique par élément exige que lorsque des travaux d’isolation sont réalisés dans les bâtiments existants (installation ou remplacement), ils correspondent à un niveau minimal de performance thermique . Concernant les parois, les exigences sur les résistances thermiques R sont données dans ce tableau :

  Valeur R pour bénéficier du crédit d’impôt Valeur R de la réglementation par élément

Combles perdus         R ≥ 7.0                                                 R ≥ 4.5

Combles aménagés         R ≥ 6.0                                           R ≥ 4.0

Murs                                       R ≥ 3.7                                           R ≥ 2.3**

Planchers                         R ≥ 3.0                                           R ≥ 2.3***

Toiture-terrasse       R ≥ 4.5                                           R ≥ 2.5

** cette valeur dépend du type de mur

*** cette valeur dépend du type de plancher

Exigences minimales fixées par l’ arrêté du 3 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants, publié au Journal Officiel le 17 mai 2007, www.legifrance.gouv.fr .

RT Existant globale

Contrairement à la Réglementation Thermique par éléments, la réglementation thermique globale s’applique aux rénovations lourdes de bâtiments existants (résidentiels et tertiaires). Ces bâtiments doivent répondre simultanément aux conditions suivantes :

 leur date d’achèvement est postérieure au 1er janvier 1948

leur surface hors œuvre nette est supérieure à 1000m² (SHON>1000m²)

le coût de la rénovation thermique envisagée est supérieur à 25% de la valeur hors foncier du bâtiment.

La RT « globale » définit un objectif de performance globale du bâtiment après rénovation. Le bâtiment fera l’objet d’une étude de faisabilité de l’approvisionnement des énergies antérieure au dépôt de permis de construire.

Pour les bâtiments non résidentiels, la rénovation thermique entreprise doit apporter un gain de 30% par rapport à la consommation d’énergie antérieure aux travaux.

Pour les logements, cette réglementation introduit une valeur limite de consommation d’énergie post rénovation pour le chauffage, le refroidissement et l’ECS (eau chaude sanitaire) suivant le système de chauffage choisi et le climat (consommation d’énergie maximale comprise entre 80 à 165kWh/m².an selon les cas). Enfin, afin de limiter le recours à la climatisation en été tout en garantissant le confort des occupants, le confort d’été devra être assuré grâce à une TIC (température intérieure conventionnelle) inférieure à une température de référence.

Enfin, lorsque des composants tels que l’isolation, le système de chauffage ou le système de ventilation, etc. sont modifiés lors des travaux de rénovation, ils doivent répondent à des performances minimales.

Ces dispositions sont applicables aux travaux dont la date de dépôt de permis de construire (ou à défaut date d’acceptation des devis de travaux ou de passation des marchés) est postérieure au 31 mars 2008.

Pour en savoir plus : www.rt-batiment.fr

Textes de référence :

Arrêté du 20 décembre 2007 relatif au coût de construction pris en compte pour déterminer la valeur hors foncier du bâtiment :

Arrêté du 13 juin 2008 relatif à la performance énergétique des bâtiments existants de surface supérieure à 1000 m² lorsqu’ils font l’objet de travaux de rénovation importants

Les dispositifs complémentaires

La loi de finances 2005 a mis en place un crédit d’impôt dédié au développement durable et aux économies d’énergie. Que vous soyez propriétaire ou locataire, ce dispositif fiscal vous permet de déduire de votre impôt sur le revenu une partie des dépenses réalisées pour certains travaux d’amélioration énergétique de votre habitation principale. Ces travaux devront être effectués par un professionnel. Les équipements ou matériaux fournis et posés par ce professionnel feront l’objet d’une facture qui vaudra justificatif. Le crédit d’impôt est calculé sur le prix des matériaux et équipements hors main d’oeuvre (sauf pour les matériaux d’isolation thermiques des parois opaques). De nouvelles dispositions sont applicables depuis le 1er janvier 2012.

Article complémentaire : Les crédits d’impôt pour l’isolation – Article 200 quater du CGI et Article 18 bis du CGI

 5) RT 2012

Afin de répondre aux objectifs d’économie d’énergie et de préservation de l’Environnement issus du Grenelle de l’Environnement, tout bâtiment neuf ou partie nouvelle de bâtiment existant doit répondre aux exigences du label RT 2012 basé sur la basse consommation d’énergie (BBC RT 2012) : énergétiquement performant et économe en énergie.

La RT 2012 concerne tous les types de bâtiments / constructions neufs ou parties neuves de bâtiments chauffés à + de 12°C ou refroidis afin de garantir le confort des occupants, à l’exception des procédés industriels, piscines, patinoires, bâtiments d’élevage ou bâtiments situés dans les départements d’outre-mer.

3 exigences de résultats

Ces 3 exigences constituent la base de cette nouvelle réglementation thermique : la limitation de la consommation énergétique (Cepmax), le besoin bioclimatique (Bbiomax) et une température intérieure de référence (Ticref) permettant d’assurer le confort d’été :

le Cepmax ou consommation énergétique maximale

représente la capacité du bâtiment à limiter ses besoins en énergie et pousser les maisons à devenir écologique. Elle s’applique à 5 postes : chauffage, refroidissement, ECS (eau chaude sanitaire), éclairage, auxiliaires (de chauffage, de refroidissement, d’ECS et de ventilation). La consommation conventionnelle d’énergie du bâtiment pour ces postes doit être inférieure ou égale à une consommation maximale de 50 kWhep/m².an en moyenne. Cette obligation de consommation maximale d’énergie primaire est modulable suivant le type du bâtiment, la localisation géographique, l’altitude, la surface moyenne du logement, et selon les émissions de gaz à effet de serre et des déperditions de chaleur des énergies utilisées, mais plus votre bâtiment sera basse consommation mieux ce sera.

le Bbiomax ou besoin bioclimatique maximal

représente la capacité à concevoir un projet performant et confortable indépendamment des équipements utilisés. Sans dimension et exprimé en nombre de points (Bbiomax moyen = 60*), il est défini par type d’occupation selon la catégorie CE1 ou CE2 (suivant son besoin de climatisation) du bâtiment et est modulable selon la situation géographique, l’altitude, la surface moyenne de l’habitat. Il définit une exigence d’efficacité énergétique du bâti et donc une limitation du besoin en énergie pour les 3 postes de chauffage, refroidissement et éclairage artificiel. Il valorise une forte performance thermique de l’enveloppe du bâti (forte isolation thermique ), une conception bioclimatique (apports solaires, éclairage naturel). Le Bbiomax reflète l’impact de la conception du bâtiment, encourage son optimisation indépendamment des systèmes énergétiques mis en œuvre afin d’avoir une isolation performante.

Pour chaque projet de construction, une étude thermique indiquant que le Bbio du projet est inférieur ou égal au Bbiomax est exigée dès le dépôt du permis de construire.

la Ticréf

représente la température intérieure de référence à ne pas dépasser pour garantir le confort d’été : Tic = Ticréf. Elle est calculée en utilisant les données climatiques conventionnelles pour chaque zone climatique. Huit zones climatiques sont définies (H1a, H1b, H1c, H2a, H2b, H2c, H2d et H3) ainsi que 3 classes d’exposition au bruit des infrastructures de transport (BR1, BR2, BR3).

Zones climatiques de la RT 2012

Quelques exigences de moyens à respecter en complément :

le traitement global des ponts thermiques (plus l’enveloppe du bâti est isolée, plus les ponts thermiques non traités sont pénalisants pour le résultat de performance énergétique globale du bâtiment et pour votre facture d’énergie).

une perméabilité à l’air des logements limitée à 0,6 m3/(m².h) en Maison individuelle et à 1m3/(m².h) en logement collectif ;

une production d’ECS (eau chaude sanitaire) à partir d’une source d’énergie renouvelable (EnR) en maison individuelle ;

un comptage des consommations : le bâtiment comporte un équipement permettant de mesurer ou d’estimer la consommation d’énergie de chaque logement excepté pour les consommations des systèmes individuels au bois (en maison individuelle ou accolée). Cet équipement permet d’informer mensuellement l’occupant à des fins pédagogiques et d’effectuer un bilan énergétique  – les mesures sont indiquées par type de consommation : chauffage, refroidissement, production ECS, réseau des prises électriques et autres (éclairage, ventilation etc.)

une surface totale des baies vitrées supérieure ou égale à 1/6 de la surface habitable afin de favoriser au maximum l’éclairage naturel, équipée de protections solaires mobiles, avec une exigence sur le facteur solaire (Fs) et une obligation de surface ouvrante minimale.

Quels sont les coefficients de conversion de l’énergie finale en énergie primaire ?

2.58 pour les consommations et les productions d’électricité

1 pour les autres consommations (gaz, bois, fuel, etc.)

Dispositions diverses :

Lorsqu’un bâtiment (ou une partie de bâtiment) destiné à l’habitation est livré sans équipement de chauffage, il doit respecter les exigences de moyens et l’exigence sur le Bbio.

La RT 2012 s’applique aux additions ou surélévations de bâtiments existants. Toutefois, si l’addition de surface ou la surélévation est inférieure à 150m2 et à 30% de la surface des locaux existants, elle est uniquement soumise aux exigences de la RT Existant ou RT élément par élément.

Qui doit justifier du respect des exigences de la réglementation ?

Le maître d’ouvrage doit pouvoir fournir le récapitulatif standardisé d’étude thermique du bâtiment, étude thermique qu’il obtiendra de son maitre d’œuvre ou architecte s’il fait appel à leur service pour son projet de construction.

Ce récapitulatif doit être tenu à disposition, sur une durée de 5 ans après la déclaration d’achèvement de travaux, pour :

Tout acquéreur

Toute personne chargée d’attester la conformité du bâtiment à la réglementation thermique et/ou au label de haute performance énergétique

Toute personne chargée d’établir le DPE (Diagnostic de Performance Energétique)

Tout contrôleur assermenté de l’application des règles de construction

  Quel est le calendrier d’application de la RT 2012 ?

Apport de la réglementation thermique

La Réglementation Thermique 2012 s’applique à tout permis de construire déposé à compter du 1er janvier 2013. Elle est étendue à l’ensemble des bâtiments neufs ou parties neuves du bâtiment*.

En savoir plus :

Suivez l’actualité de la réglementation thermique

Découvrez les solutions RT 2012 sur Isover.fr

* les bâtiments suivants ne sont pas concernés par l’application de la RT 2012 :

les constructions provisoires prévues pour une durée d’utilisation de moins de deux ans ;

les bâtiments et parties de bâtiment dont la température normale d’utilisation est inférieure ou égale à 12 °C ;

les bâtiments ou parties de bâtiment destinés à rester ouverts sur l’extérieur en fonctionnement habituel ;

les bâtiments ou parties de bâtiment qui, en raison de contraintes spécifiques liées à leur usage, doivent garantir des conditions particulières de température, d’hygrométrie ou de qualité de l’air et nécessitant de ce fait des règles particulières ;

les bâtiments ou parties de bâtiment chauffés ou refroidis pour un usage dédié à un procédé industriel ;

les bâtiments agricoles ou d’élevage ;

les bâtiments situés dans les départements d’outre-mer.

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